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Financer vos projets grâce au crowdfunding

Comme son nom l’indique, le financement participatif, ou crowdfunding, consiste à financer un projet en utilisant internet comme canal de mise en relation avec les investisseurs, le plus souvent des particuliers. Découvrons ensemble les perspectives du financement de projets grâce au crowdfunding :

Le crowdfunding : une révolution dans le prêt aux particuliers

Jusqu’à l’année dernière, les prêts rémunérés par des particuliers n’étaient pas autorisés, en raison d’un monopole bancaire sur ce secteur. Un monopole remis en question par l’essor du crowdfunding et les perspectives intéressantes du financement participatif dans l’économie réelle.

Cette situation a connu un tournant avec la mise en place par les pouvoirs publics d’une exemption au monopole bancaire. L’ordonnance du 30 mai 2014 et son décret d’application du 16 septembre autorisent en effet les plateformes de financement participatif à accorder des prêts rémunérés aux particuliers. Cette législation, promue par Fleur Pellerin, alors ministre déléguée en charge des Petites et moyennes entreprises, de l’Innovation et de l’Economie numérique Fleur Pellerin, vise à favoriser l’essor du crowdfunding, en permettant à chaque épargnant d’investir au maximum 1000 par projet ou par particulier.

Crowdfunding : un statut juridique

Cette législation s’accompagne de la création d’un véritable statut juridique pour les plates-formes dédiées : conseiller en financement participatif (CFP) pour les plates-formes en capital et intermédiaire en financement participatif pour les plates-formes de prêts (IFP).

Aucun avantage fiscal n’est pour l’heure à l’ordre du jour, et les bénéfices réalisés dans le cadre d’un crédit aux particuliers entre dans le cadre de la fiscalité des intérêts. Assimilés à des « produits de placement à revenu fixe », les intérêts perçus au titre des prêts accordés sur une plateforme de crowdfunding sont imposables à l’impôt sur le revenu. En d’autres termes, les plateformes de crowdfunding reversent des intérêts après une retenue à la source forfaitaire de 24 %, qui correspond à un acompte sur impôts, auxquels s’ajoutent les prélèvements sociaux de 15,5 %.

Souscrire un crédit entre particuliers

Selon les conclusions d’une étude réalisée au début de l’année dans le cadre du Salon des entrepreneurs, 24 millions de Français seraient disposé à investir ou prêter de l’argent sur une plate-forme de prêts rémunérés, à un taux d’intérêt compris entre 4 et 10%. Par ailleurs, 5,1 millions de Français se déclareraient certains d’investir ou de prêter de l’argent demain sur ce type de plate-forme.

Les acteurs du financement participatif ont d’ailleurs constaté que plus de 60% des financements issus du crowdfunding relèvent du crédit. A titre d’exemple, la plateforme Prêt d’Union a d’ores et déjà octroyé 43 millions d’euros de prêts à des particuliers en 2013, et peut se targuer d’un agrément d’établissement de crédit par l’Autorité de contrôle prudentiel (ACP). Une belle réussite pour cette offre de crédit lancée en 2014, avec pour objectif de franchir la barre des 100 millions d’euros de crédits en 2018.

Si vous aussi, vous pensez à souscrire un crédit en ligne auprès de particuliers, n’oubliez pas les 3 avantages de cette offre :

– un crédit moins cher, sans intermédiaire bancaire ;

– un crédit plus simple, à taux et mensualités fixes, sans mauvaises surprises ;

– un crédit citoyen, entre particuliers.

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